L’air que nous respirons dans les espaces clos (bureaux, ERP, établissements de santé, industries) est souvent beaucoup plus pollué que l’air extérieur. Pour s’assurer de la salubrité de vos locaux, vous devez faire appel à un expert qualité de l’air intérieur (QAI).
Il ne suffit pas d'obtenir des résultats d'analyses de laboratoire pour résoudre un problème.La vraie expertise est d’associer ces informations chimiques et biologiques à un diagnostic précis de vos installations de ventilation (VMC, CTA). C’est là qu’on se distingue : nous réalisons des campagnes d’analyses rigoureuses pour détecter les polluants, et nous mobilisons nos équipes techniques pour nettoyer, régler et réparer vos réseaux d’air pour supprimer la cause du problème.
Qu’il s’agisse d’un ERP, d’une certification (normes HQE, BREEAM) ou de la santé de vos collaborateurs, nos équipes élaborent avec vous un cahier des charges personnalisé.
Dans la QAI, certaines mesures sont obligatoires et prioritaires, d’autres sont facultatives et dépendantes de votre secteur d’activité. Voici comment nous organisons nos analyses.
Selon l'environnement de votre bâtiment (proximité d'un axe routier, site industriel, parking souterrain), votre expert qualité de l'air intérieur peut vous recommander d'étendre la campagne de mesures à des polluants spécifiques.
Gaz mortel et inodore issu de combustions incomplètes. L’étude est essentielle dans les locaux proches de parkings ou avec des chauffages thermiques. Les concentrations sont suivies en temps réel sur 5 jours. Un diagnostic d’urgence des extracteurs de fumée et des chaudières est nécessaire.
Fortement associé à la pollution automobile. La mesure est réalisée par prélèvement passif sur 7 jours. À long terme, la valeur guide est de 20 μg/m3. En cas de dépassement, Doplair étudie la relocalisation des prises d’air neuf ou l'upgrade vers des filtres à charbon actif.
Très volatile et cancérogène, souvent présent en milieu industriel ou urbain dense. Les teneurs doivent être minimales (2 μg/m3). Au-delà de 10 μg/m3, Doplair vous aide à identifier les sources et à redéfinir la surpression de vos locaux contre les infiltrations.
Ce sont les polluants les plus dangereux en milieu clos, car leur diamètre leur permet de pénétrer directement dans les alvéoles pulmonaires de vos occupants.
Prélèvement actif par filtration et impaction sur 5 jours consécutifs, suivi d'une analyse gravimétrique de haute précision (pesée en laboratoire).
La cible réglementaire impose de maintenir une concentration inférieure à 10 μg/m3. Dépasser ce seuil ouvre un délai légal de 3 mois maximum pour corriger l'installation. En tant qu’expert, Doplair effectue l’amélioration immédiate (up-grade) de la filtration de vos centrales de traitement d’air (passage sur des filtres de type F7, F9 ou HEPA) afin de bloquer physiquement l’entrée de ces polluants.
Ces paramètres constituent la base de tout diagnostic fiable. Ils nous permettent d'évaluer instantanément l'efficacité de votre renouvellement d'air et l'état d'hygiène de vos réseaux aérauliques.
La présence humaine et la respiration influencent directement les niveaux de concentration en CO2. C’est l’arbitre de votre ventilation.
L’approche experte : En continu, nous mesurons le CO2 à hauteur des voies respiratoires avec un analyseur portatif basé sur le principe de l’absorption infrarouge non dispersive (NDIR).
La méthode : Le test dure 5 jours (du lundi au vendredi). Les valeurs enregistrées pendant l’occupation normale sont utilisées, avec un enregistrement toutes les 10 minutes.
La lecture Doplair : La courbe de CO2 met en évidence les dépassements de seuils (fixés à 1000 ppm et 1300 ppm). Elle nous permet de voir à quel point le CO2 diminue
lorsque la pièce se vide, ce qui reflète la performance réelle de vos extracteurs.
L'air intérieur transporte des millions de particules invisibles (de 0,1 µm à 5 µm, selon la norme NF EN ISO 14644-1) qui pénètrent les voies respiratoires.
La méthode de l'expert : Nous utilisons un compteur optique de particules à diode laser (débit de 2,8 L/min) pour quantifier les éléments d'un diamètre supérieur ou égal à 0,5 µm et 1 µm. Le prélèvement cible les postes de travail (2 à 5 points de mesure selon la surface), complété par des mesures à l'extérieur (près des prises d'air neuf) pour évaluer la charge entrante.
L'interprétation Doplair : La limite est fixée à 35 200 000 particules/m3 (pour les > 0,5 µm). Si ces valeurs sont dépassées, en tant qu'expert qualité de l'air intérieur, nous savons que vos systèmes de filtration (CTA) sont défaillants ou colmatés. Nous procédons alors au remplacement des filtres et au dépoussiérage des réseaux.
La prolifération des bactéries (dérivées de l’occupation humaine) et des champignons/moisissures (associés à l’humidité) est rapide dans des gaines mal entretenues.
L’approche experte : Un impacteur à cribles (100 L/min) est utilisé pour prélever l’air sur un milieu gélosé. Les échantillons sont cultivés en laboratoire (48 h à 37°C pour les bactéries ; 7 jours à 25°C pour les champignons).
La lecture Doplair : La limite de confort sanitaire est de 1000 UFC/m3 (Unités Formant Colonies) pour les bactéries, et de 100 UFC/m3 pour les champignons dans les bâtiments climatisés.Un dépassement fongique vient souvent à cause de l'eau stagnante dans les bacs à condensats de vos climatisations ou d’infiltration dans les canalisations.
Les COV (solvants, colles, produits d'entretien) sont extrêmement volatils et représentent une source majeure de pollution chimique.
La méthode de l'expert : Nous privilégions le prélèvement passif sur adsorbant. Les échantillons sont ensuite analysés en laboratoire par chromatographie en phase gazeuse et spectrométrie de masse (SM/FID).
L'interprétation Doplair : La valeur cible de confort est de 300 µg/m3. Au-delà de 1000 µg/m3, l'impact sur la santé devient mesurable. Si l'indice dépasse les 10 000 µg/m3, la situation est inacceptable. Notre rôle est de vous aider à identifier les matériaux émissifs et d'augmenter massivement la capacité d'extraction de vos VMC pour purger l'atmosphère.
Ce gaz incolore et très irritant (classé cancérogène) est omniprésent dans les panneaux de bois aggloméré, les résines et les peintures.
La méthode de l'expert : Mesure sur 5 jours par échantillonneur passif (piégeage sur 2,4-DNPH). L'analyse est faite par chromatographie liquide (HPLC) avec détection UV.
L'interprétation Doplair : La valeur guide optimale est de 10 µg/m3 (norme en vigueur pour tous les bâtiments depuis 2019). Une teneur dépassant 50 µg/m3 impose des actions de réduction. Au-delà de 100 µg/m3, une action corrective immédiate sur la ventilation est obligatoire sous un mois.
Analyser l'air, c'est bien. Assainir vos réseaux aérauliques pour garantir des résultats pérennes, c'est le métier d'un véritable expert qualité de l'air intérieur.
Ne laissez pas de simples résultats de laboratoire dormir dans un tiroir pendant que la santé de vos occupants se dégrade. En confiant vos campagnes d'analyses à Doplair, vous bénéficiez d'une synergie unique en France : la rigueur scientifique de la métrologie alliée à la puissance d'intervention technique d'une entreprise spécialisée en nettoyage de réseaux de ventilation.
D’après l’OMS, une exposition au dioxyde d’azote à long terme pourrait altérer la fonction pulmonaire et augmenter les risques de troubles respiratoires.
La mesure du NO2 est mise en œuvre sur une durée minimale de 7 jours et suit la méthode de mesure par prélèvement par diffusion passive. Cette méthode est préconisée pour la comparaison de mesures à la valeur guide long terme proposée de 20 μg/m3.
On réalise le prélèvement sur un support imprégné d’absorbant : la triéthanolamine. Le dioxyde d’azote est chimioabsorbé par la triéthanolamine sous forme de nitrites qui sont ensuite analysés par spectrophotométrie visible ou chromatographie ionique.
Le benzène est un liquide incolore très volatil et est souvent retrouvé dans le secteur industriel.
On mesure sa concentration grâce à une méthode par prélèvement passif sur un adsorbant. La quantité de COV (composés organiques volatiles) piégée est ensuite thermodésorbée, puis séparée en chromatographie en phase gazeuse et quantifiée par un détecteur à ionisation de flamme.
Pour l’analyse de ces échantillons, on peut utiliser la Spectrométrie de Masse (SM) ou la double détection SM/FID. On peut déterminer la masse en benzène grâce à l’analyse de la cartouche.
Les concentrations mesurées sont comparées aux valeurs repères d’aide à la gestion dans l’air des espaces clos recommandées par le Haut Conseil de la Santé Publique (2010). Des teneurs égales ou inférieures à 2 μg/m3 témoignent d’une bonne qualité d’air vis-à-vis du benzène. Cependant, il faut toujours essayer de réduire ses concentrations au niveau le plus bas raisonnablement possible car ce polluant est un cancérogène sans seuil d’innocuité.
En plus de cette valeur cible, il faut identifier les sources intérieures responsables pour essayer de trouver des solutions appropriées qui permettraient de réduire les émissions. Sinon, il faudrait instaurer des procédures de ventilation des locaux afin de diminuer les niveaux intérieurs. Il est aussi possible d’évaluer la contribution extérieure. On atteint une valeur d’action rapide à 10 μg/m3. Au-delà, les sources en cause doivent être identifiées et neutralisées rapidement pour que les teneurs intérieures soient en-dessous de la valeur cible de 2 μg/m3. Un délai de mise en conformité de quelques semaines à quelques mois est accordé car l’objectif est de protéger d’un effet à long terme.
Elles sont actuellement les plus impliquées dans les problèmes sanitaires.
On prélève les particules de manière active par aspiration d’air, filtration et impaction pendant 5 jours consécutifs d’occupation avec un appareil équipé d’un échantillonneur prélevant les particules fines (PM2,5).
Les filtres sont ensuite analysés en laboratoire où on ls pèse avant et après prélèvement afin de déduire la concentration massique des particules de diamètre inférieur à 2,5 µm (PM2,5).
On compare les concentrations mesurées (sous forme d’une valeur moyenne intégrée sur 5 jours) aux valeurs repère d’aide à la gestion dans l’air des espaces clos recommandées par le Haut Conseil de la Santé Publique.
L’objectif cible est de 18 µg/m3, avec des valeurs dégressives de 2 µg.m-3 tous les deux ans pour atteindre 10 µg.m-3 à échéance de 2025
La valeur d’action rapide, quant à elle, se situe à 50 µg/m3.
Les actions correctives ont pour but d’identifier les sources et de faire diminuer le niveau de concentration des particules dans les bâtiments concernés pour qu’il atteigne une concentration inférieure à 10 µg/m3 par amélioration de la filtration. Le délai pour engager le diagnostic et pour définir ces actions correctives portant sur les sources intérieures ne devrait pas aller au-delà de 3 mois.
