On croit souvent que la mesure de la qualité de l’air intérieur (QAI) consiste uniquement à poser un capteur de CO2 ou de COV sur un bureau. C'est une erreur. Il existe une multitude d’autres polluants dans nos locaux et les mesurer tous individuellement est impossible.
Il faut comprendre une règle physique simple : la quantité de polluants restant dans une pièce est directement proportionnelle à la capacité de votre ventilation à renouveler l’air. Si l’air contaminé n’est pas retiré mécaniquement, la qualité de l’air est inévitablement dégradée.
L’audit aéraulique et l’analyse des débits d’air sont donc les premières étapes d’une démarche de contrôle de la qualité de l’air intérieur fiable. Doplair vous présente les techniques, les outils et les enjeux de ces contrôles techniques.

Pourquoi mesurer les débits d’air dans une pièce ?
Le RSDT et le Code du travail fixent des seuils stricts de renouvellement d’air par occupant.
Exemple : 25 m³/h en bureau
Assurer l'évacuation physique des polluants, des virus et de l'excès d'humidité pour protéger les occupants.
Détecter les sur-ventilations (perte d’énergie inutile) ou les sous-ventilations (air malsain).
👉 Une évaluation complète de la qualité de l’air intérieur doit donc toujours inclure un relevé physique des vitesses et débits aux bouches et dans les réseaux.
La norme NF EN 12599 définit les procédures d’essai et méthodes de mesure pour la réception des systèmes de ventilation. Elle confirme la capacité d’utilisation de l’installation.
Pour réaliser une mesure de qualité de l'air intérieur via les débits, plusieurs méthodes sont reconnues :
Mesure directe aux orifices d’air (soufflage/extraction).
Mesure sur la section droite d'un conduit (insertion de fil chaud).
Dispositif d’étranglement calibré (diaphragme) ou moteur intégré en gaine.
L’avis Doplair : La mesure en conduit, bien que recommandée par la norme pour sa précision (flux plus stable), n’est pas toujours possible en rénovation (faux-plafonds fermés). La maîtrise des mesures aux bouches avec cône est donc nécessaire.
Mesurer le débit à la sortie d’une grille est complexe. Le flux d’air est généralement turbulent, tourbillonnaire et non homogène (plus fort en bordure ou au centre).
Pour vérifier la qualité de l’air intérieur à la bouche, nous maîtrisons trois paramètres :
Utilisation d'un cône de mesure : Le flux doit être canalisé. Le cône permet de "lisser" les veines d'air et de diriger l'ensemble du volume vers la sonde de mesure.
L’alignement : Le dispositif doit être parfaitement centré et étanche à la paroi (aucune fuite sur les côtés).
La géométrie : L’ouverture et la position des ailettes de la bouche influencent la mesure et doivent être prises en compte.
Pour garantir une mesure de qualité de l'air intérieur précise, Doplair utilise un parc matériel étalonné et adapté à chaque configuration.
Pour les vitesses élevées
La référence pour les mesures en conduit (vitesse > 2,5 à 3 m/s).
Le polyvalent
Idéal pour des vitesses supérieures à 1 m/s.
Pour les faibles débits
L'outil de la précision fine (0,2 à 3 m/s).
Une campagne de contrôle de la qualité de l’air intérieur ne se fait pas à la légère. Pour minimiser les risques d’erreur, nos techniciens respectent un protocole rigoureux avant même d’allumer les appareils :
Confinement : Fermeture des fenêtres et portes donnant sur l'extérieur.
Circulation : Ouverture des portes intérieures (indispensable pour assurer le transit de l'air et éviter de brider le débit par dépression).
Position initiale : Ventilation en mode normal (clapets de modulation bloqués).
Filtration : Vérification ou changement des filtres pour ne pas mesurer un débit faussé par un encrassement temporaire.
Stabilité : La machine est maintenue stable pendant 15 à 30 secondes pour obtenir une moyenne fiable (intégration).
Note sur l’étalonnage : Tous nos anémomètres, manomètres et cônes sont régulièrement étalonnés en laboratoire. Un fil chaud encrassé ou une hélice faussée peut entraîner des erreurs de diagnostic de 20 à 30 %.
Il faut retenir une équation simple : Débit faible = Présence de polluants.
Si nos tests indiquent un débit inférieur aux normes, votre installation ne permet pas une évacuation efficace des polluants. C’est que votre bâtiment souffre d'une mauvaise classe d’étanchéité ou d'une infrastructure défaillante (gaines écrasées, moteur HS).
Conséquences directes sur la mesure de la qualité de l’air intérieur :
Augmentation du taux de CO2 (fatigue, baisse cognitive).
Stagnation des COV (colles, mobilier, produits ménagers).
Biorisque (virus, moisissures).
Ne laissez pas l'invisible vous nuire. Envoyez les experts Doplair pour mesurer la qualité de l’air intérieur complet (Audit Débits + Analyse).
